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A la gloire de nos aïeux le 29/08/2016 à 21h02


    Àla gloire de nos aïeux (Alger- Livres éditions), un ouvrage qui traite de la réalité et du vécu, est le premier livre d'Arezki Mensous. Cet ouvrage de 156 pages pourrait constituer un événement médiatique d'envergure par la pertinence de son contenu. Celui-ci portant sur un sujet tant rebattu de la société kabyle mérite qu'on lui marque une pause et une curiosité. Le livre est un régal car il n'est pas facile de raconter de manière objective son vécu sans remuer ses blessures ou tout simplement tomber dans la caricature.


     À la gloire de nos aïeux est un livre qui nous invite aussi à un voyage philosophique à travers les différents chapitres traités par l'auteur. Un ouvrage qui répond quelque peu à l'injonction d'Epictète : "Ce qui tourmente les hommes, ce n'est pas la réalité mais les opinions qu'ils s'en font". Dans son livre, Arezki Mensous raconte un passé douloureux dans un monde ambigu caractérisé par le besoin permanent de refuge, de sécurité et de recherche d'explication. Il l'explique lui-même ainsi : "C'est un refoulement longtemps enfoui dans ses entrailles". Sa situation d'enfant du divorce –une situation qui influe nécessairement sur le développement de son caractère– l'a très fortement marqué. Une enfance passée auprès de ses grands-parents maternels avec son lot de privations, de manque d'affection parentale, de sensations, de refoulements et de retrait sur soi.


     L'ouvrage est constitué de 33 chapitres ordonnancés selon le cheminement de la vie de l'auteur, entre autres la présentation de ses aïeux (grands-parents) maternels, la naissance d'Arezki, son destin d'enfant du divorce, sa scolarité (l'école), le microcosme d'Arezki, la fibre politique, l'assemblée du village, Na Fati tisseuse et potière, etc. Dans la synthèse du livre, l'auteur explique les caractéristiques de la loi kabyle "taarfith" qui dénie à la femme le droit à la succession ou à l'héritage : "Pour contourner cette loi, dans une famille qui ne possède pas d'héritier masculin au sein de sa progéniture, le chef de famille se mettait toujours sous la protection du droit français pour pouvoir ainsi léguer ses biens à ses filles. Arezki Nath Ali, son grand-père et son frère n'avaient pas dérogé à cette logique en produisant des actes notariés authentiques d'accès à l'héritage au profit de leurs filles". Arezki rappelle aussi qu'un certain nombre de points litigieux non régis par la loi "thaârfith" sont pris en charge et résolus par la djemaâ du village ou parfois par l'entremise de l'imam en associant la loi coranique : la charia.


     À la gloire de nos aïeux, est un témoignage réel qui bouscule, sans doute, nos idées préconçues et nous incite à nous interroger, à regarder nos vies différemment, toujours dans le souci d'être plus responsables et heureux.


C. NATH OUKACI



Ah! Mon permis n'est plus valide le 29/08/2016 à 20h59

Les petits gestes qui font le monde




Permis

     En allant à quelques kilomètres de chez moi, question de prendre un peu d'air et briser un tant soit peu la monotonie. J'ai fait une halte à mi-chemin pour m'informer de l'état de validité de mes documents : Assurances, permis, vignette, qu'elle fut ma surprise en découvrant que mon permis était bon à renouveler depuis trois jours.


     Vous me diriez pourquoi ne pas l'avoir fait à la maison avant de partir? Ma réponse est simple, l'ordre des priorités n'est pas bien établi dans ma tête. Agacé, je fis part à si Mokrane, qui m'accompagnait de mon désarroi face à cette imprévue. Je me heurte à ma conscience, faut-il continuer à conduire ou rebrousser chemin? Mon ami si Mokrane me laissa face à mes responsabilités et ne voulait pas influer sur ma décision de faire une dizaine de kilomètres sans permis.


       Le seul vendredi matin où nous sortions ensemble de notre périmètre d'évolution, j'ai décidé comme la majorité de mes compatriotes de piétiner la loi. Un fait qui m'a posé deux soucis majeurs, d'abord d'ordre moral, comment moi qui suis vu comme un vieux sage par certains, oserai-je cet impair, le deuxième celui de subir les rigueurs de loi dans un barrage de police, mais le troisième encore plus grave si par malheur un incident du genre, égratigner une voiture ou toucher une personne, alors là en me roulera dans la farine et me mettront dans de mauvais draps.


      Et vous ! Que feriez-vous dans ce cas ?


Ahcéne Bentaha le 11/12/2016 à 13h46

Bentaha Ahcène Ahcène ce jeune qui nous a quittés très tôt, oui je dis nous, Amokrane, Mohand et bien d'autres. Il est resté et restera tout le temps que nous vivrons dans nos cœurs.


"Ne disait-on pas que c'est les meilleurs qui partent tôt".


   Ahcène par tes bonnes actions, tes sacrifices pour le pays notamment la guerre du Golfe, ton esprit de camaraderie et tu étais en tout moment joyeux et hardi.


   Ton fils aujourd'hui sur Facebook a posté ta photo qui a soulevé en moi une profonde tristesse de ne pas continuer à discuter avec toi de tout et de rien des heures entières, mais je pense que tu es dans une meilleure place, bien allongé dans le vaste paradis de Dieu.


   Les souvenirs ne cessèrent de me remonter à la tête à chaque fois que son prénom s'inscrusta dans ma tête. Né et parti avant l'heure d'une société structurée, organisée, normative, heureux Ahcene qui n'a rien vu, tous les repères auxquels tenaient nos parents et grands-parents avaient été piétiné, le bien matériel avait pris le dessus sur la société.


   Mon cher Ahcene ton absence est douloureuse pour nous mais tu n'as pas perdu, toi qui avais fait le grand djihad et parcouru ta courte vie dans la sobriété, la modestie et un savoir-vivre dans gaieté.


   Tes amis Amokrane et Mohand ne cessaient de narrer nos rencontres fraternelles et combien sémillantes.


   Un jour que je m'occupais à lire Feraoun, le fils du pauvre, devant ma maison, surgissait Ahcene en éclaireur voltigeur pour me remettre un cadeau en bronze des dunes de Sinaï, pour être franc je ne distinguais pas la vraie valeur de cet objet ramené entre deux combats contre une superpuissance du Moyen-Orient. Il fallait faire la guerre que je n'ai pas faite et avancer en âge pour comprendre la place qu'avait ses amis dans son cœur.


Repose en paix, Ahcéne.


Ahmed Ami et cousin le 08/07/2017 à 06h15


Cher Ahmed ami et cousin


   Je t'écris aujourd'hui, après une longue absence de dialogue que pour le moment nos liens très solides ne peuvent ne pas surmonter ce vide sidéral. Cher cousin, non ! cher frère de sang et camarade de combat, il n'est pas facile de sauter les épisodes de mon actuel récit des événements que nous avions vécus ensemble dans la majorité des cas quand nos chemins se croisaient, il était vrai aussi que souvent nous débattions chacun de son côté contre les forces du mal florissant  sans raison, elles étaient de tous les cœurs et de toutes les bouches.

     C'était vrai qu'on n'aimait pas les orphelins et ce qui y ressemblait tant les convoitises,  apanage de nos vieilles femmes vite reprises par les hommes. Être plus fort et plus riche était chevillé dans l'âme que le cœur ballottait et transformait en haine, un mal du siècle.

Cher Ahmed tu penses peut-être que je commence à battre la breloque, mais que non! Je commençais seulement par les généralités, n’ayez crainte, je reviendrais au détail.

Cette chance de voir se transmettre en toi un incident malheureux en une victoire sur ta personne tes frères et cousins en fait c'était et c'est sur toute la société que tu as pris ta revanche. Tu as affronté presque seul le premier choc d'un AVC « traître »   qui avait fait une intrusion sans t'avertir malgré ton assiduité dans la prévention. Le sport meilleur ami de l'homme t'habitait.


     Cher frère, la convivialité et l'harmonie des familles soudées n’était pas à notre rendez-vous dans les temps normaux, souvent cafouilleux. Le regard dans le rétroviseur de la plupart d’entre nous, tes frères de premier rang et tes cousins ensuite furent saisi des réalités amères que nous devrions prendre au vol pour nous normaliser socialement par des actes probes les uns vis-à-vis des d'autres dans les moments difficiles.

     Le vivre ensemble dans la convivialité est l’une des qualités que nous devrions se réapproprier au profit de la postérité si nous considérons qu’il est tard pour notre génération.

      Sache que les imensouren te doivent une reconnaissance sur ton attitude pionnière dans presque tous les domaines. Le cursus scolaire, l’altruisme, la probité, toutes ces qualités tu les portais avec fierté et Gloire, tu as été dans toutes les luttes émancipatrices de notre grande famille qui ne cessait de reculer et infatigable tu continus à récupérer tes forces atteintes par le méchant AVC. Je suis sur que tu vaincras ce mal avec l’aide de Dieu.

     Une autrefois si Dieu nous gardent en vie je m’attèlerai à narrer quelques épisodes qu’ils n’en faudraient surtout pas oublier. Cher Ahmed ne prends pas du mauvais côté ce mot, ne pas "oublier", il nous servira plus à ne pas refaire les mêmes erreurs qu’à déterrer les qualificatifs « jalousie et arrogance » qui nous avait fait beaucoup de mal. Donc tranquillises toi, nous ne sortirons jamais des méchancetés envers autrui.

     Je termine pour aujourd’hui j'espère t’avoir apporté une sérénité dans la façon d’entrevoir un avenir meilleur et ensemble.    J’ai omis volontairement de remercier tous ceux qui t’on apporté soins et réconfort, ce sera une autrefois si ma plume voudrait bien concourir à ce bienfait.


Bien à toi








Albane Mohand Amokrane le 08/07/2017 à 07h05

Albane Mohand Amokrane



 


En ce jour lundi 5 janvier temps très ensoleillé, l'heure du couvre-feu approche, notre héros Si  Mohand Albane en tenue parachutiste froissa les broussailles au-dessus de nos têtes.