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Ben Kaci Mohamed Saïd dit « Moh Rouget 

Rouget

 L’ancien moudjahid, le capitaine Ben Kaci Mohamed Saïd dit Moh Rouget, chef de la zone 4 de la wilaya III historique, est décédé hier à l’âge de 82 ans, a-t-on appris de la direction des Moudjahidine de la wilaya de Tizi-Ouzou. On le surnommait "l’invaincu" pour avoir échappé à la traque sans merci, menée contre lui et son commando par le capitaine Leger qui, en 1960, disait de lui à l’officier français en poste à Azazga : "Quand Rouget sera éliminé et qu’on n’aura plus de désertions, alors là, votre secteur sera vraiment pacifié". Elément du bureau d’études et de liaison (BEL), connu pour avoir mené l’opération de la "Bleuïte" contre les maquis de l’Armée de Libération nationale (ALN), le capitaine Leger a été dépêché par le commandement militaire colonial d’Alger pour pacifier la région d’Azazga, mission dans laquelle il échouera lamentablement, puisqu’il ne parviendra jamais à mettre la main sur Moh Rouget. 
    Des collaborateurs locaux avaient même été recrutés pour neutraliser Moh Rouget, en vain. Fin stratège et très vigilant, son intelligence remarquable lui a permis de déjouer tous les traquenards de l’ennemi, dont l’affaire de munitions piégées qu’il a su déjouer rien qu’en jugeant du poids de cartouches qui étaient anormalement lourdes, témoigne-t-on. Selon le témoignage de Salah Mekacher, ancien secrétaire du PC de la wilaya III, "Azazga était structurée en secteur autonome, coiffé et animé par un commando qui développa une activité sous les ordres de Ben Kaci, dit Rouget. Ce commando donna du fil à retordre à l’ennemi et a excellé dans les harcèlements". "On raconte que l’officier français en poste dans la région d’Azazga a fini dans un asile psychiatrique", témoigne encore M. Mekacher. Né en 1933, Ben Kaci Mohamed Saïd, originaire du village Tazaghart, dans la commune d’Azazga, était un jeune révolté contre les exactions de l’occupant. 
Il avait rejoint les rangs l’ALN en 1956, à l’âge de 23 ans, pour mener une guerre sans merci contre les bases militaires françaises dans la région 4 de la wilaya III historique qui s’étendait d’Azeffoune jusqu'à Béni Ziki, et dont il en était le chef. Il était connu pour son tempérament de feu et sa bravoure, témoignent-on. 
    Les actions menées contre les postes coloniaux, par le capitaine Moh Rouget, ont valu à ce dernier une renommée qui a inscrit en lettres d’or son nom dans l’Histoire de la guerre de Libération nationale. 
     Il sortira des rangs de l’Armée nationale Populaire (ANP) en 1981, avec le grade de capitaine. Le capitaine Ben Kaci Mohamed Saïd dit Moh Rouget sera enterré, aujourd’hui, dans son village natal à Tighzert dans la commune d’Azazga.

Source : elmoudjahid

 

TAZAGHART (AZAZGA)

Hommage au capitaine “Moh Rouget”

 

Les habitants du village Tazaghart, dans la commune d’Azazga, ont rendu ce jeudi un hommage au capitaine Benkaci Mohamed-Saïd dit “Moh Rouget”, à l’occasion du 40e jour de son décès, survenu le 6 octobre 2015, à l’âge de 82 ans.

Désormais, la caserne de Fréha portera son nom. Lors de son décès, les moudjahidine, les autorités et de nombreux citoyens ont tenu à être présents à l’inhumation de ce moudjahid dont le parcours héroïque est marqué par une longue série d’actions spectaculaires menées contre les troupes coloniales.
Ancien chef de la zone 4, relevant de la région d’Azazga, dans la Wilaya III historique, le capitaine Benkaci Mohamed-Saïd est né en 1933 au village Tazaghart, dans la commune d’Azazga. Dès son jeune âge, il s’est révolté contre les exactions de l’armée française avant de rejoindre les rangs de l’Armée de libération nationale en 1956.
Il n’avait que 23 ans. Au début, il mène tout seul ses premières actions de harcèlement et d’attaque des convois militaires. Il intégre ensuite un commando et mène une guerre sans merci contre les bases militaires françaises dans la région 4 de la Wilaya III historique qui s’étendait d’Azeffoun jusqu’à Ath Ziki, Bouzeguène, Ath Yedjar, Yakourène et Azazga. “Moh Rouget” s’est fait connaître par sa rage de vaincre et son tempérament de feu mais aussi par sa bravoure légendaire comme en témoignent de nombreux proches et compagnons d’armes.
Les opérations qu’il mène contre les postes coloniaux lui valent une renommée inscrite en lettres d’or dans l’Histoire de la guerre de Libération nationale. “Azazga structurée en
secteurs autonomes, coiffés et animés par un commando, développe une intense activité sous les ordres de Benkaci, dit ‘Rouget’. Ce commando qui donna du fil à retordre à l’ennemi, a excellé dans le harcèlement”, a témoigné Salah Mekacher, ancien secrétaire du PC de la Wilaya III, lors des obsèques du regretté Si Mohamed-Saïd.
Le capitaine Leger, dépêché dans la région d’Azazga par le commandement militaire colonial d’Alger, et principal initiateur de la “bleuïte” contre les maquis de l’ALN, avait tenté vainement de le neutraliser, à travers une traque acharnée et de multiples ruses aussitôt déjouées par “Moh Rouget”, grâce à sa vigilance et son expérience du maquis à un tel point que ce même capitaine Leger avouait aux officiers français en poste à Azazga : “Quand Rouget sera éliminé et qu’on n’aura plus de désertions, alors, là, votre secteur sera vraiment pacifié.” Finalement, le capitaine Leger rentrera à Alger bredouille après avoir échoué lamentablement dans sa mission de neutraliser “Rouget”.
Après l’Indépendance, Benkaci Mohamed-Saïd continuera de servir son pays dans les rangs de l’Armée nationale populaire (ANP) avec un grade de capitaine avant de prendre sa retraite en 1981 pour vivre paisiblement dans son village natal de Tazaghart jusqu’à sa disparition le 6 octobre dernier.

Source de l'article : Liberté

Que le sang versé par nos chouhada ne soit pas vain.

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