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EVASION

Hommage


Moudjahidin

 

   GLOIRE A NOS MARTYRS. HOMMAGE A SES DIGNES FILS.

Alouane si Said

    Said Alouane dit Said Ouali émigra en France dès son jeune âge, il naquit le 05/11/1936 à Cheurfa N'Bahloul pendant les années du typhus tueur des populations. La misère imposée par les colons ne permettait pas de vivre dans le pays des ancêtres où l'inégalité criarde sévissait partout.
     En France, à Paris notamment il passait quelque temps à travailler dans un restaurant d'un compatriote. L'esprit combatif, il mijota une rentrée au bled pour rejoindre le maquis dans le secret le plus absolu, ni sa femme ni frères n' en savait de son départ.    Le jeune Said Alouane était âgé de 22 ans quand il avait pris sa destinée en main non pas pour travailler dans les champs mais rejoindre le maquis où il trouvera une escouade de jeunes du village, engagés dans la lutte de libération nationale.
 Said était issu d'une famille pauvre à l'instar de nombreux habitants de la contrée. une fratrie de trois garçons et d'une fille constituait un foyer soudé autour du patriarche, son honorable père dotait d'une sagesse angélique.
    Ce matin de janvier très brumeux semblait un jour normal, les gens attendaient une percée du soleil pour se réchauffer les os que, mal la nutrition ne pouvait combler, ils se regroupaient malgré l'interdiction de plus de trois personnes ensemble.
    L'habitude guerrière des villageois commençait par observer les hauteurs environnant afin de détecter une éventuelle opération militaire par l'occupation des points culminants.
Des silhouettes mouvantes apparaissaient entre les oliviers plombants le domicile de si Said qui avait discrètement passé la nuit chez lui avec ses parents. Dans ce genre de situation les fidais par leur vigilance, aidés des villageois donnaient l'alerte pour faire fuir un éventuel maquisard.
Le mot d'alerte était : "les moutons sont là".
    Un dangereux précédent, les militaires tiraient sur tous les adultes suspectés par leur marche vers l'extérieur du village. Seuls les bergers d'allures juvéniles sortaient leurs animaux vers les champs des pâturages.
    Notre héros prit au piège du ratissage avec un encerclement où trois passages étaient libres pour les bergers avec une surveillance à distance, jumelles et pièce d'artillerie prête à entrer en action dans le cas de toute personne adulte tentant de sortir du périmètre contrôlé.
     Astucieux si Said quoique aidé par sa petite taille remplaça un berger qui conduisait un troupeau de moutons et se retrouva berger le temps d’une dérobade. Sa stratégie, son sens de l’esbroufe et la chance des villageois de ne pas voir leur village détruit pour avoir caché un maquisard fut-il membre de cet communauté.
Ainsi se termina une de ses actions de protection de sa personne pour en être encore plus combatif dans d’autres circontances.
  Le palmarès de si Said pour ne citer que quelques-uns, furent d'un prestigieux enviable pour tous combattants, c'était ainsi qu'il tentait dans une mission de rentrée en Tunisie pour ramener des armes dont les maquisards de l'intérieur avaient cruellement besoin autant pour lui cette mission n'avait pas réussi, il réintégra sa wilaya 3.
Cette année de 1959 n'était pas prolifique pour lui et ses compagnons.
    Après avoir servi comme garde-corps au commandant el Hadj Tayeb, il postula comme volontaire dans le secteur de Tizi Ouzou. Réputé dangereux, les combattants n'en revenaient que rarement, du nom "secteur lah irahmou" très redouté par les moudjahidin.
Notre héros revenu vivant et bien portant par la volonté de Dieu

Que le sang versé par nos chouhada ne soit pas vain.

 

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