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EVASION

Hommage


Moudjahidin

 

   GLOIRE A NOS MARTYRS. HOMMAGE A SES DIGNES FILS.

Si Said, un moudjahed hors norme

Si Said Guerdi est né en1931 à Cheurfa n'Bahloul un village situé dans la zone urbaine d'Azazga. Issu d'une famille composée de 11 personnes 5sœurs   et 3 frères, la pauvreté était l'apanage de tout le village de toute l’Algérie. Depuis son enfance, il s'intéressait à l'aventure et au jeu de risque.
Un homme de taille moyenne et beau gosse, très agile doté une intelligence madrée Si Said Guerdi et d'une apparence serein et apaisée, quand il parle avec sa phonétique douce, ses paroles pesantes à peine audible valaient une écoute attentive tellement mesurées et porteuse d'expérience de la vie.
Il ne fréquenta pas l'école française, cette institution comme beaucoup d'autres était réservée aux fils de colon et quelques rares privilégiés, supplétifs de l'état français ou propriétaire terrien.
Orphelin à quatre ans, il était orienté vers l'école coranique du village par grand son frère où il avait apprit une trentaine de Hizb en une courte période. C'était en 1948 trois années après la guerre mondiale qui avait dévastée la maigre économie des indigènes  assujettis à un impôt supplémentaire par apport aux français de souche. Dans le dénuement total, les villageois qui avaient les moyens et la santé s'émigrèrent  en France. Le grand frère de Said faisaient partie de ces contingents, aîné il devait subvenir aux besoins de la fratrie.
À 19 ans Guerdi Said rejoignit son frère à Paris et c'était de là qu'il avait été  incorporé dans l'armée pour faire son service militaire. Le temps passait vite notre homme revint en France après la quille.
Une usine de plomb de fabrication de chevrotines pour fusil de chasse engagea Said comme manœuvre sur proposition d'un ami de son frère.
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Deux années comme moussebel, le rendirent aguerrie, quand, il ne s'occupait de la logistique à tous les djounoud de passage en leur fournissant galette et figues, il organisait les sabotages des lignes téléphonique, les destruction de ponts et autres surveillance de troupes de l'ennemi.
Les moussebline dans la lutte armée très visé par le commandement militaire constituaient les yeux et les oreilles de l'ALN ajoutait à cette façon de mener le combat, l'encadrement des populations civiles. Cette étape bientôt dépassée par Si  Saïd, la zone 3 procéda à son intégration a plein temps dans les rangs des moudjahidin en tenue et organisés en unité de d'attaque.
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Dans l’une de ses visites pour revoir sa femme et ses enfants, il construisait tout un scénario où sa sécurité et à travers lui ses frères combattants étaient l’objectif essentiel, ne permettre aucune erreur pouvant donner des indices de repérage à l’ennemi. Son habitation située à la périphérie du village, en contre bas de la pente d’Oumsour parsemé de broussaille et d’oliviers débouchant sur la forêt de l’Akfadou sur son coté appelé, Roui.

 Si Said Guerdi attendait le crépuscule pour entamer sa descente vers le village à partir de la lisière de Roui. Sa vigilance à ne pas se faire voir par la population, pour tant acquise à la cause, n’avait pas d’égal parmi les autres moudjahidin connus et dans la même circonstance.

Les enfants insouciants continuaient à jouer aux billes malgré le danger les guettant à chaque fois que les chemins des antagonistes se croisaient. Dans les faits ces enfants presque adolescents animés d’une curiosité drapée d’adoration à voir un grand frère combattant les puissants militaires français. Ne souciant guère de ce qui arriverait en d’embuscade où de rencontre fortuite, Ils suivirent leur démarche qui consistait à le voir descendre la pente d’oliveraie broussailleuse.

Si Said longeait une suite d’arbres alignées les uns aux autres avec des regards furtifs sur les cotés et de temps à autre sur ses arrières. A la vue des chérubins, il s’arrêta un instant, une observation minutieuse s’ensuivit puis décida de poursuivre sa marche en rampant pendant le temps d’inattention des joueurs de billes.

Quand Si Saïd changeait de direction pour éviter les regards, les jeunes poussaient leur billes  dans le même sens, un moyen de mieux apercevoir leur icône, remarquant le subterfuge il décida d'affronter son destin en se découvrant contre son grès.

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                                    4 - Le bombardement

Ce jour d'un beau soleil de printemps où les âmes en guerre dépassaient les espaces pour naviguer dans un havre de paix quelque part dans le littoral de l'Algérois. C'était sur un rocher versant sur le lever du soleil, donnant le dos à un village où l'artillerie de l'ennemi faisait des siennes a chaque fois que les djounoud rêvaient d'un moment de répit. Si Said et quatre de ses frères de combat appréciaient ce petit temps et se perdaient dans les discussions a l'infini sur l'issue que Dieu réservera à chacun d'eux. Les espoirs se conjuguaient au futur, le groupe s'oublia, quand un long vrombissement suivi d'une bombe à fragmentation secoua le rocher et donna la sensation de lui changer de place. Le groupe savait que périodiquement, les militaires d'en face leur envoyaient des messages assassins sous forme de tir au pif sur la dense forêt de l'Akfadou. Ils sursautèrent mais ne devraient guère bouger de leur place, sauf si Ali Amghar avec un tempérament nerveux, il dégringola du rocher et en une seconde , il se retrouva à cinquante mètres de ses camarades. Il avait omis de se rappeler les usages et consignes en cas de bombardement, d'abord de ne pas se mouvoir pour éviter un repérage ensuite le tir ciblait un endroit ne le referait pas une deuxième fois, il ciblerait un autre endroit le premier étant nettoyé . Et c'était là que le destin décida de faire tomber la bombe, et c'était là que si Ali alla se mettre à l'abri. Un autre Chahid tomba au champ d'honneur devant les yeux rouges de colère de ce groupe.

Que le sang versé par nos chouhada ne soit pas vain.

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