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Arezki

    Si Méziane Sadoun face aux défis

  GLOIRE A NOS MARTYRS. HOMMAGE A SES DIGNES FILS.

SadounSi Meziane Sadoun ce n'est un pas seulement un nom et prénom que l'on peut lire sur la liste du village comme membre de l'ALN . Mais aussi et surtout un parcours sinueux de toute une vie riche en événements, une histoire d'un homme qui avait croisé le fer avec la 4e puissance mondiale.
Né le 19 décembre 1936 à Cheurfa n Bahloul d’une famille pauvre à l’instar de tous les villageois soumis par la colonisation au rang de la servilité. Fils Mohand Sadek et Chara Dahbia, élevé dans les manques les plus indispensable au développement normal d’un enfant pour ne pas dire, misérablement, le son de l’orge était nos principaux repas du jour, de tous les jours que Dieu avait fait la nature de ses produits sauvages, mais pas nourrissant, nous venait au secours comme complément. Le temps des céréales venus, « d’avssisse et akval » très faibles en nutrition, ils étaient à notre porté, mais pas suffisamment, pour vous dire un peu la voracité du colon et ses capacités à tout prendre à nos dépens. Orphelin de mère dès sa petite enfance, il vivait avec son père jusqu’à 1965 le jour de son rappel à Dieu.
Si Méziane malgré le déficit permanent en calories, il était d’une agilité extraordinaire, et coureur de fond qu’il faisait dans les randonnées organisées par ses amis, il arrivait toujours le premier.
Très jeune, notre homme travaillait comme apprenti boulanger dans la boulangerie Tahi, un habitant de la petite ville colonial d’Azazga, attentif à tous ceux qui se déroulaient autour de lui ou les vacarmes de la guerre de libération commençaient à s’introduire dans les esprits des adolescents de cette époque, c’était la quatrième année d’une résistance farouche des indigènes, nom donné par l’envahisseur l'autochtone.
Si Méziane sensible à cet environnement macabre ou on tuait à tour de bras tout ceux qui bouges suspectés de fellaga, nom donné au moudjahid, la hogra, la peur et la misère construisaient une pensée rebelle qui l’incitait à mouvoir. La goutte qui avait fait débordé le vase pour reprendre cette citation était le passage du point de contrôle entre son lieu de travail la ville d’Azazga et son village Cheurfa n’Bahloul où il subissait les dépassements des militaires à chaque rentrée et sorti.
Si Méziane repérait par le chef de front du village avec quelques amis passés au peigne fin pour intégrer l’organisation des mousseblin en charge de renseignement, ravitaillement et orientation et prise en charge des moudjhidin de passage dans le village et ses environs, ils étaient utilisés pour des actes de sabotages des ponts et routes afin de freiner les mouvements ennemis.
Très actifs de jour et de nuit ,ils étaient les bras et les yeux des maquisards.
Un jour de ce dimanche soir, fin de week-end, il prit son vélo qu’il avait acheté après maints sacrifices, les militaires de garde le jetèrent dans une fausse plein d’eau avec son vélo en sus d’une raclée de gifles qui lui fit perdre connaissance un bon moment. La sueur avait atteint l’os, une expression pour dire que la ligne rouge était franchie et qu’il devait revoir sa haine en hausse vers les militaires. Une décision qui bouleverserait sa façon d’envisager le proche avenir allait être prise de l’intérieur de la fosse.
Le lendemain de cette date fatidique Si Meziane opta pour le maquis, lui qui était courtier entre l’ALN et les habitant d'Azazga nord en matière des destinations de lettre et renseignement, il était moussebel. Il ne se suffisait plus de ces actions dites mineurs selon sa manière de penser, il monta au village d’Ait Bouhini perché sur les hauteurs de ville et de son village pour prendre contact avec Hand Ath Mebarek qui nous dirigea directement chez si Abdellah un moudjahed gradé et renommé pour ses exploits combatifs, sa modestie et son engagement dans la lutte armée.
Si Abdellah avec son garde-corps et ses deux collaborateurs semblaient attendre le candidat au maquis.
- Si Abdellah, je suis venu vous demander de m’accepter comme homme de troupe dans les rangs de l’ALN, balbutia Si Méziane d’une voix basse expression d’un respect devant un moudjahid de cette qualité.
- Non ! Mon fils ce que tu fais est aussi important pour la révolution, le courrier, les tracts et le renseignement est indispensable à la bonne marche des moudjahidin, que ferons nous sans vous sur la partie Sud de la ville divisée en deux pôles, (le Nord commandé par Sadmi et le Sud par Abdous), pour un meilleur encadrement.
Libérait de Si Abdellah après l’accession à leurs vœux, il leur avait recommandé Si Mohand Said Akli pour les besoins en moyens, pistolet, couteaux et cibles.
Si Méziane et son duo désigné Mohand Rachedi dit « attireur » prirent le chemin du maquis à recherche Si Mohand Said chef de la zone 3, fils du colonel de la wilaya 3, un homme très mobile connaissant parfaitement tous les recoins de sa zone pour en fief moins exposé aux assauts répété de l’ennemi par de grands ratissages pendant des semaines.
Si Meziane et son ami rencontrèrent Si Mohand Said à Tighilt Ikariwen dans l’entretien qu’ils avaient lui il leur proposa un pistolet et une grenade et le libre choix du lieu et de la cible.
De retour à la ville, ils procédèrent à liste de cibles potentiellement réalisables, plusieurs méthodes étaient étudiées.
Le premier lieu thalla Guindouz ou il devaient jeter la grenade au passage d’un convoi avait été abandonnné sur conseil du chef de front afin de parer au représailles sur les villageois. Sur le conseil de deux gradés, il fut décidé de l’exécuter sur les militaires de la caserne de Talmat at Ali. Le manque d’activité de la zone incita le chef à l’application rapide de l’attaque de militaires sans tarder.
Le jour de l’attentat en ce début juin 1958 nous nous étions rendu devant le portail de la caserne et nous pénétrâmes à l’intérieur, ils me connaissaient dans la boulangerie et le calme plat régnait ce jour-là et seul un bidasse rencontrer sur qui j’avais tiré et il tomba à la renverse, s’accrocha à Mohand Rachedi qui s’était défait difficilement quant à moi, j’avais mis les jambes à la poitrine afin de rallier rapidement une grande forêt limitrophe appelée « Roui ». 
Cette expression devant le gardien qui lui demandait que viens-tu faire ici ? Je veux un laissez-passer pour me marier. 
Une vingtaine de chahid tombaient au champ d’honneur étaient célibataire pour la libération du pays. 

Si Méziane Sadoun

2 –La prisonSadoun

Nous étions seize. C'était au fond de la ténébreuse prison de Tamait que nous suivions les informations lui parvenant de.....depuis cette date mémorable du  dix-neuf juin 1962, annonçant un cesser le feu à partir de minuit. Les journées et les nuits étaient vraiment longues, très longues, à chaque mouvement de personnes se mettant en travers de notre vision nous pensions au partage de la vie joyeuse des citoyens fêtant la victoire des nôtres sur la quatrième puissance mondiale. Nous guettions le bruit et geste porteur de cet espoir de liberté enfin réalisé. 
L'affaire des seize prisonniers libérés le deux du mois de mai, quarante jours après le cesser le feu. Ce fait, pourtant important, n'était pas relaté dans les journaux et les livres écrits traitant l'histoire de la guerre anti-coloniale, notamment la fin des hostilités entre l'Algérie et la France, même si cet épisode de l'histoire personnelle de Si Méziane avait été omis par les médias, il ne perdra pas confiance dans la recherche des historiens appelés à la traiter d'une manière précise et scientifique.
 Ils étaient retenus comme gage garantissant les intérêts français dans le cadre des évacuations de sa troupe et certains de la harka choisie parmi les plus fidèles.
Meziane Sadoun était parmi les seize et se demandait humblement les causes de l'importance donnée par la France à ce groupe pris en otage malgré les accords d’Evian. Ce petit sacrifice supplémentaire, imposé à Si Méziane, lui avait donné plus d'ardeur à en faire dans cette bataille de la construction du pays appelée grand djihad.
 Notre grand homme par ses faits historiques avérés apporta sereinement sa pierre à l'édifice Algérie.

3)   La vie civile

La rectitude et l'engagement révolutionnaire de Si Meziane le menèrent à l'administration communale, dés les premiers jours de l'indépendance. Le préposé appelait à être renforcé était aussi dans l'organisation civile du FLN, une organisation politique au côté de l'ALN.
Le peuple vaillamment libéré de la répression, de l'Indigénat et de la servitude ne comprenait pas toujours les habitudes de respect du droit que devait être l'administration représentée par notre homme, il ne croyait pas à un nouvel ordre exprimait par des lois qu'il considère contraignantes. Une autre difficulté et pas des moindres, il était souvent vu comme agent du bailek. 
Il venait de rendre son arme pour s'atteler à cette tâche noble de reconstruction de l'état laissé par les colons sans fondement. Un combat quotidien menait cette fois à l'attachement étape par étape à la formation de la citoyenneté à travers ses paroles et il était souvent face a des attitudes incompréhensibles des hommes et des femmes auxquels il avait créé une relation d'amour du droit et l'abnégation dans le travail.
À sa retraite l'infatigable Si Meziane ne baissa pas les bras, il se consacra à unir dans l'ONM tous les moudjahidine pour la continuité de l'esprit de novembre et pourvoir manques de la majorité d'entre eux en besoins, invalidité due aux blessures et nuits blanches sans lumière ni chauffage pendant les hivers rigoureux d'antan. Il mena cette autre tâche ingrate avec sérénité. 
Aujourd'hui, l'homme de tous les sacrifices est heureux et bien entouré de sa famille, regarde sans regret un passé riche, très riche dont il avait été acteur actif avec graceà l'aide de Dieu.Il souhaite bonheur et prospérité au peuple Algérien dans toutes ses composantes.
Transmettre la fibre révolutionnaire, patriotique et une citoyenneté exemplaire à son entourage, ses enfants ses petits-enfants et toute personne croisée dans la rue, sera la dernière mission dont il s’attellera à accomplir avec brio inch allah.

Que le sang versé par nos chouhada ne soit pas vain.

 

 

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