menu

EVASION


       Liens

Le CEG d’Azazga   

   Je n'avait  pas eu le plaisir, l'honneur et la chance d'être élève de ce prestigieux collège, mais, les circonstances m'avait  propulsé comme encadreur dont je m'était attelé à donner tous ce qui était en moi avec promesse d'amélioration constante au fil des année passées dans ce collège.
    Mais, puisque nous nous étions aux hommages, un événement marquant la vie d'une équipe d'enseignants avec effet sur l'environnement, toute à l'honneur de cette décennie autour de 1972  C'était de devoir de relater une histoire vécue par un parent d'élève au sujet des mathématiques enseignées par notre ami Dilem Rachid. L'école algérienne sans coopérants et à la porte d'une sortie brutale du bilinguisme, un peu pour situer le climat du moment.
   Dans un autre tableau, j'avais lié une amitié assez forte avec le premier responsable de la Daira, si Ouali, son enfant était élève dans notre établissement. Un jour il me fit chercher par un planton pour m'entretenir d'un séjour vacancier en France en famille, quoi de plus normal  pour un supérieur de se reposer quelque temps en dehors des fracas quotidiens. Le problème, car il avait problème très épineux à ses yeux, son fils devait participer à un chantier d'été des mathématiques. Étant défenseur invétéré de l'algérianité notamment dans le domaine de l'éducation, la vox populi rabaissée le niveau de nos élèves ce qui créa en lui une peur fiévreuse d'être une risée de ses amis d'accueil.
    Il me demanda si je croyais que son fils sortirait sans conséquence de cette aventure culturelle en pays étranger au moment ou l'héroïsme du peuple était summum et reconnu mondialement comme tel.
    Je lui avais fait part d'un travail et compétence sérieuse, que cet enseignant sans avoir la prétention de le juger, il me semblait à hauteur de sa mission, j'ajoutais à son intention, qu'un moudjahid de sa trempe courageux, de surcroît lettré ne pouvait ne pas prendre ce risque d'évaluer le niveau de son fils, celui du CEG et celui l'enseignant dans la foulée.
Nous nous étions séparés dans la sérénité et nous donnâmes rendez à la rentrée qui coïncidait avec son retour au pays.
    J'avais fait part à mon collègue Rachid de ma discussion avec le chef de Daira. Une réponse adéquate pincée d'ironie juvénile et nonchalante, nous rions souvent de beaucoup de choses inhabituelles qui arrivaient. Tu sais me dit-il, notre problème ce n'est pas le fils de tel ou tel, nous faisons le travail auquel nous y croyons, on le fait de notre mieux, Dieu et témoin.
     Quand la rentrée se pointa, caniculaire cette année, si Ouali s'empressa de m'inviter à prendre un café. Dés le premier croisement des yeux sa bouche s'élargissait un peu trop donnant l'impression d'un bâillement et que non ! c'était un très large sourire à ne pas en finir. Toutes ses projections puisées d'ici et là concernant le niveau bas à ne plus en supporter avaient été démenties. Le classement de son fils dans ce chantier mathématique en France était des plus honorable pour ne pas dire plus, il était monté sur le podium comme le meilleur de cette rencontre, premier.
    Si Ouali consacra tout ce temps ensemble à vanter les mérites de l'élève Mourad et son enseignant Rachid.
     J'espère ne pas vous avoir ennuyé par mon histoire.

Sinon :Facebook pour commenter. 27-07-2016 15:52

Copyright©2016 – Arezki Mensous - Tous droits réservés - Toute reproduction est interdite.