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EVASION


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En hommage à ma mère


          Ce jour triste et joyeux dans un ensemble mouvant. Triste, oui ! Ce vendredi 18 avril 2014, je viens de perdre ma mère à l'âge respectable de ses 91 ans. Après une promenade autour de sa maison, une méchante boule remontait de sa poitrine douloureusement, elle l'étouffait au point de la faire remuer dans tous les sens.

          Certains de ses enfants et ses petits-enfants accouraient vers le moyen d'évacuation à l'hôpital tandis que d'autres s'attelaient à l'avoir soulagé autant que peut le faire une postérité digne et honorable . Sur la route de l'hôpital le dernier souffle força le destin en mettant fin à sa vie.

          Un sentiment de joie et de fierté m'envahit à la vue de ma mère inerte quittant définitivement ce monde âpre presque invivable dans un brancard des urgences, j'avais une envie folle de l'embrasser, de lui demander le pardon dans le cas où il y avait un manquement de ma part.

        Son visage éblouissant me signifier un pardon déjà acquit. Elle ne cessait de son vivant de me donner des douàa à longueur de nos entrevues. La joie venait de cette fin de vie enviable rejoignant l'au-delà de ses propres pieds et seule. La fierté venait de toutes ses années de guerre et de paix, de faim et d'aisance, de lutte permanente pour élever ses six enfants, maintenant tous grands, dignement et en toutes circonstances. Elle devrait être certainement heureuse d'accomplir cette mission.

        Ma mère, une femme pieuse, respectueuse des us et coutumes souhaitait terminer ses jours au milieu de sa progéniture, dans les bras de ses enfants. Son visage de morte me transmettait ses derniers souhaits de bonheur pour nous, j'avais l'impression qu'elle m'assurait que le paradis l'aspirait dans son vaste.

        Tu nous as quitté ce vendredi après-midi du 18 avril 2014 sans nous avertir. 
Repose en paix mère, tu as beaucoup fait, tu en seras récompensée par Dieu le tout-puissant inch allah.

Ton fils ainé : Arezki

 

Mère, pour ton quarantième jour

Mère te voilà parti
Sans cérémonie pour toujours
Le temps prédestiné est fini
Sans repartie ni détour

Humilité, modestie et sérénité
Étaient la conduite ancrée en toi
Du matin au soir avec fierté
Tu menais ta vie dans la foi

Aujourd'hui, les tiens, tes enfants
En ton absence resteront fidèle
À tes pensées en tout lieu et temps
Gardera de toi une femme-modèle


      En ce jour de vendredi saint, ma pensée va vers ma génitrice à laquelle, je re-dédie cette écrit commis le lendemain de son départ.

       Que les bienfaits des prières de ce jour s’étalent sur ton âme, inchallah

Épitaphe

    Ta grandeur d'âme, ton esprit de sacrifice, mère Dahbia dite Sadia, exemplaire couveuse jusqu'à l'âge adulte de ta postérité. L'heure ultime sonna dans un désarroi mêlé à la foi à une tristesse dévorante et une joie d'une fin de vie dignement assumée en allant de tes propres moyens vers un au-delà.

      Déjà préparé par la foi qui t'habitait dès ton jeune âge et les gestes bienfaisants journaliers auxquels tu faisais face par la bonne parole quand tu n'avais pas les moyens de le faire en bien matériel. Tes enfants, tes petits enfants tes voisin et proches qui t'aiment reconnaissent en toi les valeurs de gardienne du temple par ton essaimage de la bonne graine.
     Au fil des jours et des mois qui passent ton d’absence est ressentie comme une fente frémissante remontant des doigts du pied jusqu'à la tête.

     Dans les cœurs de vos enfants et leur postérité, la tristesse résiste aux aléas de la vie que nous continuons à mener. 
     Tu peux avoir confiance en nous, mais toi, repose en paix.

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