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Le conte de ma grand-mère

    Na Fetta se faisait un plaisir en réunissant ses petits-enfants autour du kanoun étincelant de ses braises qu'elle prenait soin de titiller pour mieux les enflammer. Ce soir, elle choisit ce conte du prince et de la princesse que tous les misérables du monde voudraient vivre pour le seul plaisir de Mounir était présente toute la smala juvénile de la famille. Na Fetta, femme pleine de sagesse, c'était la morale de l'histoire qu'elle souhaitait mettre en exergue pour un mieux vivre de ses petits-enfants.

Elle décrivait la richesse, le savoir-vivre, le lieu paradisiaque où évoluait le couple, mais aussi et surtout l'amour que portait l'un pour l'autre. Elle disait de la richesse que c'était et c'est un moyen à double tranchant, elle pouvait autant donner du bonheur que d'en créer des discordes. Elle disait aussi, le savoir-vivre est une richesse non monnayable, elle fait de ce monde un paradis et prépare un au-delà mérité. Les liens solides entre l'homme et la femme pour une vie commune et harmonieuse.

  Ce récit subjuguant que grand-mère raconta à Mounir modifia les prétentions juvéniles de l'enfant. Il se mettait dans le personnage du prince jusqu'à ce qu'une brise d'air froid ramenât sa main vers la couverture rugueuse aux pièces mal cousue. Il se réinstalla dans la réalité. Les braises du kanoun se transformèrent en cendres, le récit tirait à sa fin et Morphée s'emparait de lui. Merci mémé, soupirait-il ! 
En matière de contes, Na Fetta n'avait pas qu'un seul tour dans sa poche, elle en connaissait plusieurs : celui de l'ogresse, femme strige, sorcière et mangeuse d'enfants, celui de l'ogre que l'on retrouve quand on s'éloigne trop de la maison. Le conte le plus émouvant et qui s'était réellement passé concernait le grand affront que lança l'arrière-grand-père à un lion qu'il rencontra pendant la coupe de poutres en zen pour la toiture de la maison.

Na Fetta trouvait sa joie à chaque fin de conte, elle savait que l'écoute attentive de ses petits contribuerait à leur l'éveil, apportera un savoir-faire dans l'affront face aux aléas de la vie. En bonne éducatrice, elle ne manquait jamais de donner un sens moral à ses récits.

 Le courage de l'aïeul était cité dans toute la contrée pas seulement, les gens du village retrouvaient l'écho de cet homme hors du commun corpulent et très courageux. Mounir dans son profond sommeil était peut-être plongé dans un autre récit Na Fetta se pencha vers lui et lui dit- Je te raconterai d'autres et je te souhaite que tu vives les parties glorieuses, dors bien fiston que les anges t'entourent. Elle se leva lentement pour rejoindre son lit de paille plus confortable et s'en aller dans ses propres rêves.



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