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Arezki

À l’hôpital

    Hier soir vers 23 heures, une fatigue générale envahit mon corps. On faisant appel à mon tensiomètre, j'ai été surpris par des battements de cœur très faibles 52 et les maximums du tensiomètre anormal.Mon gentil neveu était le premier à venir pour m'évacuer à l'hôpital d'Azazga.Inquiet, l'arrivée à l'hôpital en traversant le portail mon intuition de mauvais accueil lu çà et là s'estompa comme par miracle en laissant place à un sentiment de sécurité et de bien-être qui s'installa en moi.
   La suite, après le franchissement de la porte d'entrée des urgences était des plus satisfaisantes, les infirmiers et autres agents de service plus aimables que jamais face à vieil homme inquiet et malade me réorientèrent immédiatement vers le cabinet de la doctoresse de permanence.Elle me dévisagea un instant puis me posa des questions sur le mal pour peut-être mieux situer un diagnostic avec précision. Je lui ai fait un compte rendu de mon malaise, des médicaments que je prenais.Un peu gênée de ne pouvoir cacher sa fatigue, elle toussait entrecoupant ses conseils cognitifs en vers ma personne.
Je lui ai dit,
 - docteur ! c'est vous qui êtes malade ? Elle me répondit toute souriante,
 - C'est vrai ! Je suis malade et fatiguée mais je m'attellerai sans failles ni relâche à ma mission.
    Cet échange terminé ce qui dégela le climat d'inquiétude quant à la suite de la consultation, j'ai mis toute mon attention aux conseils sur la prise de tension et les appareils à pile ne sont fiables que si les piles sont neuves, elles peuvent tronquer les résultats, elle me disait aussi que c'est possible de se prendre le pouls en comptant le nombre de battements pendant 15 secondes puis multiplier par quatre.
     Toute cette disponibilité pour les malades de cette doctoresse me donna espoir qu'elle n'est pas seule dans le secteur public. Les malades et les accompagnateurs doivent aussi mettre du sourire et de la confiance dans les actes médicaux avant, pendant et après une façon majeure de contribuer à notre bien-être.
Merci doctoresse de cette nuit-là, vous m'aviez rétabli l'espoir de vivre.