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Prolifération des poubelles Les ordures ménagères : l’Urgence



Elyazid Kessi
 

Prolifération des poubelles,
Les ordures ménagères : l’Urgence
Création géniale abandonnée par des pays civilisés qui excellent dans les recyclages, ce dépotoir commun est une idée en plein senescence que l’on ressuscite chez nous. 
Au rythme et manière avec lesquels les ordures des villages de la commune de Bouzeguène sont déposées çà et là, auxquelles s’additionnent frauduleusement ad- nutum celles des passants, on est tenté de croire qu’un jour on sera tenu de pratiquer un havage le long d’un front de taille de débris, saletés et détritus afin de se frayer un passage pour rejoindre le chez-soi.
Aux pouvoirs publics, on dira qu’ils nous ont habitués à ces arômes pestilentiels et « sublinguaux ». Les petits ruisseaux et les affluents (ighezrane) se situant en pente à quelques dizaines de mètres de ces poubelles fumant à ciel ouvert, lorsque des pluies surviennent après une forte chaleur, reçoit des filets huileux et visqueux qui s’y déversent émanant de plusieurs matériaux usés mais surtout de vieilles piles-batteries en décomposition et autres produits chimiques à toxicité élevée tel le Lithium. En effet c’est tout ce fatras qui se met dans l’état de thixotropie.
La sonnette d’alarme est tirée depuis déjà longtemps mais il y a lieu de le rappeler à qui mieux- mieux pour situer les responsabilités de demain de ceux qui ont l’obligation et la latitude d’agir à leur tête la daïra, l’APC et toutes les autorités et institutions étatiques et autres moralement reconnues. La poubelle communale est, certes, fermée mais cela a généré plus d’une vingtaine d’autres incontrôlées en plus de l’anarchie dans laquelle se débattent et s’enlisent les ménages auxquelles sont imposés tous les relents émanant du champ du voisin, où chacun s’initie à la crémation de ce qui ne peut mais surtout qui ne doit brûler. Il y a lieu de suivre certaines bourgades dont les efforts fournis organisent et réussissent les tris de tous les produits jetés. Il en est des plus impératifs d’en prendre exemple. On étouffe, on suffoque !
Nous redisons alors qu’il est encore temps de résoudre ce fléau avant que n’apparaissent des maladies infectieuses endémiques à fortes échelle et contagiosité, pandémie qui exigerait une mise en quarantaine, un cordon sanitaire difficilement applicables ; les asthmatiques et allergiques en peinent déjà suffisamment. D’énormes dégâts écologiques très considérables sont aussi apparents et avancés. De visu, Les eaux, la faune et la flore en pâtissent et en ont pris un sacré coup. 
Le SOS est lancé. Arrêtons de Penser avec la Panse ; il est temps de lubrifier ses méninges pour trouver solution à ce mal. Nous polluons l’environnement et il nous le rend. Si nous le tuons, il nous tue. C’est effroyable, effarant et effrayant! 
El-Yazid Kessi



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